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Lundi 18 juin 2018
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Des perles dans nos rivières ?

Phryganes, mouches de mai et portes bois… Si ces noms sont bien connus des amateurs de pêche à la mouche, d’autres, dont la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Gironde, étudient ces insectes afin d’évaluer la qualité de nos rivières.

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Un prélèvement en cours d’eau dans le cadre de la réalisation d’un IBG-DCE

Une vie au fond de nos cours d’eau

Un cours d’eau en bon état abrite une grande diversité d’organismes. Parmi ces organismes, certains vivent directement dans le sédiment, au fond du lit. Ils composent ce que l’on appelle la faune benthique. Cette faune peut être composée de toutes sortes d’êtres vivants, allant des mollusques aux insectes, en passant par les crustacés et les sangsues.

Ces organismes ne passent pas forcément toute leur vie dans l’eau. Beaucoup d’espèces d’insectes présentent une phase larvaire aquatique, puis se métamorphosent afin de donner un individu adulte, souvent volant. Il en va ainsi des célèbres libellules, méconnaissables sous forme de larves. D’autres organismes passeront la totalité de leur vie dans l’eau, comme les gammares ou les bivalves d’eau douce.

La même espèce de libellule : à gauche la phase larvaire aquatique, à droite l’individu adulte et volant après métamorphose

L’Indice Biologique Global adapté à la Directive Cadre sur l’Eau (IBG-DCE) et la bio-indication

En se basant sur l’étude de la faune benthique de nos cours d’eau, il est possible de récolter des informations quant à la qualité de l’eau et des habitats de nos rivières. En effet, certains organismes benthiques sont très sensibles aux pollutions notamment. On peut citer les Plecoptères, connus sous le nom de Perles, ou encore les larves de grandes Ephemères. Leur présence permet donc de penser que la rivière est en bon état. A l’inverse, leur absence amène à être plus sceptique, et à chercher quelles peuvent en être les causes.

Ces organismes sont appelés des bio-indicateurs. Ce sont des êtres vivants dont on connait bien la biologie, que l’on retrouve normalement dans tous les cours d’eau non pollués, mais qui disparaissent rapidement à la moindre perturbation.

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Matériel de laboratoire permettant l’identification des différents individus prélevés

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Une larve de grande éphémère, indicateur de bonne qualité sur nos cours d’eau.

C’est sur ce principe de bio-indication que se base le protocole IBG-DCE afin d’évaluer la qualité d’un cours d’eau, en attribuant une note allant de 0 à 20. Plus les espèces retrouvées seront nombreuses et sensibles aux pollutions et meilleure sera la note. A l’inverse une rivière sur laquelle le nombre d’espèces est faible et où aucune n’est sensible à la pollution se verra attribuer une mauvaise note. Sur les cours d’eau girondins, la note IBG-DCE est considérée bonne lorsqu’elle est supérieure ou égale à 13/20.

Résultats 2015-2017 en Gironde

Depuis 2015, la Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Gironde réalise chaque année des analyses IBG-DCE sur 8 cours d’eau du département, pour le compte de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et du Département de la Gironde qui financent le projet. Afin de s’affranchir des variations annuelles, les résultats s’interprètent en faisant la moyenne des notes sur 3 ans. En ce début d’année 2018, il est donc possible de tirer les premières conclusions de cette étude.

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Découvrez nos résultats en cliquant sur cette carte interactive

Sur les 8 cours d’eau étudiés, 6 ont des notes inférieures à 13, ce qui correspond à des états mauvais à moyen. Seuls deux cours d’eau atteignent le seuil dit du « bon état écologique » : le Brion qui se jette dans la Garonne à Langon et la Paillasse, un affluent de la Leyre. Le constat semble donc mauvais, mettant en évidence des perturbations assez fortes sur la majorité des cours d’eau observés. Ces perturbations peuvent être d’origine variées : rejets de stations d’épurations, pollutions agricoles, altérations hydromorphologiques (présence d’ouvrages ou chenalisation des cours d’eau) … Cependant les notes tendent à s’améliorer d’année en année depuis le début du suivi, ce qui permet d’être optimiste pour les années à venir.

En 2018, la Fédération continuera ces suivis et vous donne rendez-vous en 2019 pour de nouveaux résultats.

Pour les plus curieux, l’Agence de l’Eau Adour Garonne met en ligne la totalité des résultats sur son site. Vous pouvez également télécharger l’application «qualité rivière » sur vos téléphones  !

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