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Dimanche 22 septembre 2019
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La Fédération surveille la qualité des plans d’eau girondins

La Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de la Gironde a intégré depuis 2015 un réseau de suivi des plans d’eau à l’échelle du bassin Adour Garonne avec d’autres départements pour permettre l’acquisition de données sur la qualité des lacs. Cinq plans d’eau ont été choisis en Gironde pour intégrer ce suivi coordonné par l’Agence de l’eau Adour Garonne, l’Agence Française pour la Biodiversité et l’Union des Fédérations du Bassin Adour-Garonne. Cet article présente les résultats obtenus jusqu’ici.

Les lacs de Gironde à la loupe !

Les plans d’eau suivis sont répartis sur le département de la Gironde et ont été sélectionnés pour leurs enjeux environnementaux et/ou halieutiques :

  • Lac d’Aillas et Sigalens,
  • Petit Bernadas (Hostens),
  • Lac sud du Moulin blanc (St Christoly de Blaye),
  • Lac du Moutchic dans le Parc de Cantefrêne (Ambès),
  • Etang de Brouqueyran.
Cartographie du réseau 33 de suivi de plans d'eau

Sur ces plans d’eau de différents types (gravière, ancien site d’extraction de lignite ou retenue sur un cours d’eau), les problématiques y sont très diverses : manque d’oxygène, problème de turbidité, variation de niveau d’eau, absence d’habitats…

Des protocoles normalisés pour déterminer la qualité du lac

Au préalable une analyse précise des fonds du lac et hauteurs d’eau est nécessaire (bathymétrie) grâce à un échosondeur permettant de mieux appréhender le fonctionnement du plan d’eau comme le brassage des eaux.

Visuel de l'échosondeur
Bathymétrie du lac d'Aillas et Sigalens

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Des prélèvements d’eau, de phytoplancton ou de sédiments et des mesures physico-chimiques (oxygène, pH, température…), sont ensuite réalisés au cours de quatre campagnes sur l’année selon des protocoles normalisés pour la Directive Cadre Européenne sur l’Eau. Une expertise de l’état des berges et de la végétation est aussi réalisée. Les suivis effectués permettent de qualifier l’état du plan d’eau, son fonctionnement, son équilibre trophique (chaîne alimentaire, productivité) et d’éventuels dysfonctionnements. Un retour est prévu sur chaque plan d’eau tous les 3 ans.

Retour sur les résultats depuis 2015

physico-chimie

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Pour le lac d’Aillas-Sigalens, la présence d’azote et d’éléments azotés responsables de la mauvaise qualité du milieu trouve probablement son origine dans l’utilisation d’intrants chimiques sur les parcelles agricoles environnantes. Ainsi l’enrichissement des eaux de ce lac peut entrainer des modifications du peuplement de poissons en favorisant les espèces peu sensibles comme le sandre ou la carpe, au détriment du brochet ou de la perche par exemple. Cependant, le plan d’eau abrite de belles zones de végétation aquatique, particulièrement le long de la rive Ouest du plan d’eau, constituant des zones de reproduction pour les poissons et de nurserie pour les juvéniles.

Pour le Petit Bernadas, situé dans un contexte forestier relativement préservé des activités humaines, les mauvais résultats de la qualité de l’eau s’expliquent par la nature tourbeuse du plan d’eau et la dégradation lente de la matière organique présente au fond du lac. Ces résultats sont à relativiser car les résultats concernant le phytoplancton classe la qualité de l’indicateur en très bon. De plus, en termes d’habitats pour la faune piscicole, le plan d’eau présente de nombreuses caches et des zones intéressantes pour la reproduction des poissons (végétaux, arbres).

Rives du lac du petit Bernadas

Pour le lac sud du Moulin blanc, le suivi a mis en évidence une dégradation liée à une faible transparence des eaux et un manque d’oxygène au fond. Ce manque de transparence peut être préjudiciable pour l’accueil du brochet ou de la perche contrairement au sandre ou à la carpe qui sont moins sensibles. Toutefois les rives du lac étaient particulièrement riches en zones bien végétalisées pouvant servir de zones de reproduction pour les poissons et constituant de bons abris.

Ces données après validation par l’Agence de l’Eau Adour Garonne sont communiquées aux communes, AAPPMA ou gestionnaires concernés et permettront dans certains cas d’orienter des mesures de gestion.

En 2018, c’est le lac du Moutchic à Ambès, nouvellement ajouté au réseau, qui va être suivi ainsi que le lac d’Aillas et Sigalens déjà étudié en 2015.

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